La remonté du cours du pétrole à plus de 100$ entraîne mécaniquement la hausse des cours de l'essence et du gasoil. Et l'on reparle des substituts du pétrole comme les huiles. Certes en commerces les huiles de consommation ont bien flambé dépassant le prix au litre du gasoil mais d'autres procédés pour rouler à l'huile existe en provenance directe des restaurants ou du monde agricole comme nous le décrie l'artcile suivant de LaDépêche.

 

 

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ROULER à L'HUILE

Avec un prix de vente à 0,90 € (pour le moment), l'Huile Végétale Pure (HVP) de Jacques, agriculteur à Ox, a de bons arguments pour concurrencer le gazole et ses prix en augmentation constante. Au fond du jardin, la grange de Jacques Roca est un véritable laboratoire du parfait écolo. « Tout est bio » assure-t-il, lentilles, huiles alimentaires, l'agriculteur muretain a plus d'une corde à son arc. Et face aux prix qui montent en flèche, Jacques ne s'inquiète guère. Depuis huit ans, l'agriculteur muretain a décidé de franchir le pas et de produire de l'HVP à partir de la culture de colza et de tournesol. « Avec un peu plus de deux tonnes de colza, je peux obtenir 1 000 litres de carburant et 1 000 kg de tourteaux. Je fais aussi du carburant à base de tournesol, confie-t-il, les tourteaux servent ensuite de nourriture aux animaux ».

Plusieurs collectivités ont déjà franchi le pas

Montauban, Villeneuve-sur-Lot, Cahors, Marmande, Dax… une douzaine de collectivités roulent déjà à l'HVP. En 2005, le maire de Villeneuve-sur-Lot, Jérôme Cahuzac, a été le premier à oser l'expérience et à équiper à l'huile végétale pure les véhicules de ramassage d'ordures. Une première qui a fait boule de neige dans le Grand Sud. Depuis décembre, un texte de loi défendu également par le député-maire de la sous-préfecture du Lot-et-Garonne, permet à tous les véhicules de flottes captives (qui rentrent dans un dépôt le soir) de rouler aux huiles végétales. « C'est une nouvelle victoire pour nous avec la possibilité d'équiper les bus de ramassage scolaires à l'HVP », explique Alain Juste, président de l'institut français des huiles végétales pures créé en 2004 (IFHVP).

 

En revanche, la France reste sceptique à l'ouverture totale des agrocarburants au marché des particuliers alors que les lois européennes le permettent. Jean-Loup Lesieur, un des premiers à avoir relancé les carburants végétaux en France dans le sud de la Haute-Garonne au début des années quatre-vingt-dix, dit son incompréhension devant « une législation qui permet l'utilisation des agrocarburants en Allemagne mais qui reste interdite dès qu'on passe le pont de l'Europe à Strasbourg ».

 

Lobbies de l'industrie pétrolière, impossibilité de fournir l'ensemble du marché français, inadéquation avec les derniers modèles de véhicules diesel plus sophistiqués, les freins au développement des HVP en France sont divers. L'IFHVP avance cependant que « l'HVP a le meilleur bilan énergétique de l'ensemble des carburants alternatifs actuellement sur le marché. Il permet d'obtenir cinq à six fois plus d'énergie qu'il n'en faut pour le produire ». Ce n'est pas demain que les pompes offriront de l'agrocarburant au consommateur, mais le débat est lui, bel et bien lancé.

Pas l'unanimité

Le bilan énergétique positif des agrocarburants à base d'huile végétale soulève pourtant plusieurs critiques comme Loïc qui note « déjà que nous n'avons pas assez de nourriture pour la planète, plutôt qu'un plein d'agrocarburant, il serait possible de nourrir plusieurs personnes. »

 

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Source : LaDépêche.fr

Tag(s) : #mobilité durable
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