Dimanche 20 novembre 2011 7 20 /11 /Nov /2011 10:00
- Par EcoGreenWriter

Le MOX qu'est ce que c'est ? Définition du MOX est un combustible nucléaire qui contient de l’uranium et du plutonium.  L’uranium utilisé est de l’uranium naturel ou de l’uranium issu du traitement de combustibles usés. Le plutonium provient également du traitement de combustibles usés.

 

areva

 

 

MOX : DEFINITION

MOX est un combustible nucléaire qui contient de l’uranium et du plutonium. Le combustible MOX (ou MOx) est un combustible nucléaire constitué d'environ 7 % de plutonium et 93 % d'uranium appauvri. Le terme MOX est l'abréviation de « Mélange d'OXydes » (ou Mixed OXides en anglais) car le combustible MOX contient du dioxyde de plutonium (PuO2) et du dioxyde d'uranium appauvri (UO2).

Actuellement, le MOX n'est produit que par le groupe français Areva.

 

MOX : fabrication

Le combustible MOX est constitué d’un mélange d’oxyde d’uranium et d’oxyde de plutonium. L’uranium utilisé est de l’uranium naturel ou de l’uranium issu du traitement de combustibles usés. Le plutonium provient également du traitement de combustibles usés.


Le procédé de fabrication du combustible MOX en France est le procédé MIMAS (« micronized masterblend »). Il comporte les sept étapes suivantes :


1 - La production du mélange primaire, dont la teneur en plutonium est d’environ 30 % ; ce mélange est constitué d’oxyde d’uranium, d’oxyde de plutonium et de « chamotte » (pastilles de combustible MOX rebutées, concassées et broyées).


2 - La production du mélange secondaire : de l’oxyde d’uranium est ajouté au mélange primaire pour obtenir la teneur en plutonium recherchée, entre 5 et 12,5 %, selon les besoins des réacteurs.


3 – Le pastillage : après une étape d’homogénéisation, la poudre est transférée dans des presses permettant d’obtenir des pastilles dites « pastilles crues ».


4 – Le frittage : les pastilles crues sont introduites dans des fours dont la température s’élève jusqu’à 1 700 °C.


5 – La rectification : pour obtenir le diamètre requis, les pastilles frittées sont rectifiées à sec entre deux meules. Les pastilles non conformes sont utilisées pour fabriquer la « chamotte ».


6 – Le gainage : les pastilles rectifiées sont introduites dans des tubes métalliques pour constituer les crayons.


7– L’assemblage : les crayons sont placés dans une structure métallique ou « squelette » pour former un assemblage combustible MOX.

 

Chacune des ces étapes comporte une série de contrôles de qualité portant sur la conformité physique (géométrie, densité, aspect), chimique et isotopique des produits.


A l’exception de la dernière étape, dans laquelle le combustible est confiné à l’intérieur des gaines des crayons, soudées étanches, les opérations sur la matière mise en œuvre sont réalisées à l’intérieur de boîtes à gants. Ce sont des enceintes à parois métalliques, équipées de panneaux de vision transparents munis de dispositifs et de gants permettant des entrées et sorties de matériels et des interventions à l’intérieur de l’enceinte tout en assurant le confinement de la matière radioactive à l’intérieur de cette dernière. Ces boîtes à gants dont l’étanchéité est caractérisée par un très faible taux de fuite, sont maintenues en dépression par rapport aux locaux les abritant afin de réduire les risques de transfert des poudres d’oxyde de plutonium et d’uranium dans l’atmosphère des locaux.


Ce procédé est mis en œuvre dans l’usine MELOX, dont la capacité de production est de 195 tML /an. A l’exception de l’étape d’assemblage, ce procédé a été mis en œuvre jusqu’en 2003 dans l’atelier de technologie du plutonium (ATPu), dont la capacité de production était d’environ 40 tML/an.

 

photo satellite fukushima

MOX : Le cycle de vie du Mox

La fabrication des combustibles MOX (mélange d’oxyde de plutonium et d’oxyde d’uranium) est assurée en France par l’usine MELOX de Marcoule. L’oxyde de plutonium (PuO2) provient des usines de La Hague. L’oxyde d’uranium (UO2) est actuellement fourni par l’usine AREVA ANF de Lingen en Allemagne.

 

 

Le cycle du MOX - Cliquer pour voir l'image en grand format

 

 

La capacité annuelle de production de l’usine MELOX est limitée à 195 tonnes d’uranium et de plutonium (environ 220 tonnes d’oxydes mixtes contenus dans les éléments combustibles). La masse de combustibles MOX EDF fabriquée annuellement est de l’ordre de 120 tonnes d’uranium et de plutonium (soit un flux de traitement d’environ 1050 t/an de combustibles usés à base d’uranium naturel enrichi (UNE) dans les usines de La Hague). Un combustible UNE usé contient environ 1 % de plutonium (le plutonium produit en réacteur est d’ailleurs partiellement consommé durant le cycle) : tout réacteur (moxé ou pas) contient du plutonium (environ 0,4 tonne si non moxé et environ 2 tonnes si moxé).

 

Actuellement, 22 réacteurs de 900 MWe sont autorisés à recevoir du combustible MOX ; la teneur moyenne en plutonium du combustible MOX est de 8,65 % et devrait être portée ultérieurement à 9,5 % ; l’uranium utilisé est de l’uranium appauvri (qui est un sous-produit des usines d’enrichissement de l’uranium). Les assemblages MOX irradiés sont ensuite acheminés vers les piscines d’entreposage de La Hague en attente d’un traitement ultérieur.

 

L’utilisation des combustibles MOX a débuté en 1987 et une extension à 24 réacteurs de 900 MWe est prévue dans les prochaines années. De 1987 à nos jours, environ 3000 assemblages MOX ont été chargés en réacteur, soit environ 80 tonnes de plutonium recyclées et 8000 tonnes d’uranium naturel économisées.

 

Les principaux risques associés à la fabrication du combustible MOX dans l’usine MELOX sont liés à la présence de plutonium :

  • débits de dose neutronique et gamma élevés aux postes de travail, imposant des protections radiologiques et une exploitation automatisée ;
  • risque de contamination, imposant le travail en enceintes à étanchéité spécifiée ;
  • risque de criticité, imposant des limitations de masse de plutonium et de produits hydrogénés ;
  • risque lié au dégagement de chaleur, imposant des entreposages refroidis, selon les masses présentes.

 



Pour les transports, les emballages utilisés sont adaptés aux caractéristiques des combustibles MOX (notamment protections radiologiques pour les émissions neutroniques et paniers borés pour maîtriser les risques de criticité). Des emballages spécifiques ont ainsi été développés pour le transport des combustibles neufs et usés. 

 

 

L’utilisation en réacteur nécessite des règles particulières de radioprotection pour le chargement et le déchargement des combustibles et des études spécifiques pour le cycle d’exploitation (comme pour toute gestion de combustible en réacteur).

 

Après irradiation, les assemblages MOX usés sont entreposés dans les piscines des réacteurs avant leur transfert à l’usine de La Hague. Compte tenu d’une puissance thermique résiduelle plus élevée que celle des combustibles UNE usés, ils nécessitent un entreposage plus long avant transfert.

 

Même si la faisabilité du traitement des combustibles MOX est établie, leur traitement est différé dans l’attente du développement des réacteurs de 4ème génération. Ils restent donc actuellement entreposés en piscines pour refroidissement.

 

Télécharger cette page en pdf : le cycle du combustible MOX.

 

Source : ISRN

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil

A la recherche des conseils de bricolage et rénovation énergétique ?

Travaux.info vous livre des réponses à toutes vos questions quotidiennes.

Découvrez :

 

agence-com-acanthe-les-autres-.jpg

Contactez nous et sollicitez un RenDez-Vous !

 

Articles les + populaires

 

 

Retrouvez les pages les plus populaires du site www.durableo.fr  

 

 

ACTU

ECO



Carte de France : Sècheresse en mars 2012 - Durableo

 

Calendrier des fruits et légumes par mois - Durableo 


 
BAIL VERT

Bail vert : définition bail environnemental et certification

 

 
EOLIEN

HALIADE : La plus grande éolienne offshore du Monde en chiffres

 

 
NUCLEAIRE

MOX : qu'est ce c'est ? définition - fabrication et cycle - Durableo


Carte de France des centrales nucléaires et définitions - Durableo

 

 
GAZ DE SCHISTE 

Gaz de schiste : définition et situation en France - Durableo


 
A380

A380 chinois et A380 coréen - Durableo

 

 
VOITURE

Peugeot 3008 HYBRIDE diesel électrique 100% française - Durableo


Renault électrique ZOE la prochaine twingo électrique de Renault ?


Renault TWIZY électrique : premiers tests et caractéristiques       

 

Dacia Lodgy : économique et écologique ? Durableo


Renault 4Lectric : concept 4L électrique - Durableo


 
METRO Toulouse

Toulouse : Ligne 1 Tramway de Tisseo + bus + métro + vélo - Durableo

 

 
AIRPOD MDI

AirPod MDI : bonnes nouvelles de février 2011 - Durableo


L'AirPod : véhicule à air comprimé définitif 2011/2012

 

 
Article

Smart Grid et réseau intelligent en France - Durableo

 

 
DANGER ?

Recette NUTELLA = Phtalates + huile de Palme + OGM ? - Durableo


Parabenes = danger (methylparaben + ethylparaben + propylparaben +…


9 nouveaux symboles de danger -règlementation Européenne UNECE

 

 
BIOSOURCEE

Résine biosourcée : définition et exemples - Durableo

 

 
INCINERATEUR

Incinérateurs : carte de France liste et chiffres clés - Durableo

 

 
FUITS et LEGUMES

Calendrier des fruits et légumes par mois - Durableo

 

 
LINKY            

LINKY : compteur intelligent pour tous ! Ils arrivent chez vous

 

 

 

 

 

Recherche

Syndication

  • Flux RSS des articles

définitions :


Econologie
Éconologie
est un néologisme issu de la juxtaposition du préfixe econo- issu du terme économie et du suffixe -logie issu du terme écologie pour mettre en exergue le fait que le mots écologie et économie ont d'un point de vue étymologique le même sens. Le mot signifiant ainsi que cette nouvelle approche veut réconcilier écologie et économie.


Développement durable

"Un développement qui s’efforce de répondre aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à satisfaire les leurs", telle est la première définition du développement durable, donnée par Mme Gro Harlem Brundtland, Premier Ministre norvégien en 1987.


L’investissement responsable

Pour la Commission européenne, le concept de « responsabilité sociale des entreprises » est défini comme « l’intégration volontaire par les entreprises de préoccupations sociales et environnementales à leurs activités commerciales et leurs relations avec leurs parties prenantes ».


Ressource naturelles

Les ressources naturelles sont des matières premièrse dont les propriétés sont utilisées par l'homme ou par d'autres espèces vivantes, pour satisfaire un besoin. Les ressources naturelles sont l'eau, l'air, la terre, le soleil, mais aussi les matières premières (métaux, minerais), les organismes vivants (micro-organismes, matières végétales, forêts, animaux), et les combustibles fossiles (charbon, pétrole, gaz naturel). On pense souvent aux ressources naturelles comme étant des sources d'énergie, alors qu'elles sont avant tout des conditions d'émergence de la vie en général (le soleil, l'eau, l'air, les espèces vivantes).


Énergie renouvelable

Les énergies renouvelables proviennent de ressources biologiques inépuisables (c'est le cas du soleil, de l'air, du coeur chaud de la terre) ou quasiment illimitées (ainsi de l'eau ou des végétaux). On comprend essentiellement dans les énergies renouvelables l'énergie solaire, l'énergie hydraulique, l'énergie éolienne, la géothermie, l'énergie de la biomasse, et la valorisation énergétique des déchets.


Le transport durable

Le transport durable ou mobilité durable, conformément aux trois piliers du développement durable, doit à la fois permettre l'efficacité économique et la croissance économique, contribuer à la qualité de vie et au bien-être social, et restreindre au maximum les nuisances sur la santé et l'environnement. Il consiste dans la modernisation des infrastructures, la maîtrise des flux, et le report sur les modes de transport doux et sur les transports collectifs.


L'habitat durable

L'habitat durable est le type d'habitat qui minimise au maximum les impacts sur l'environnement. Il touche aux techniques de construction ou de réhabilitation des bâtiments, aux matériaux ou appareils utilisés, mais aussi aux comportements ou aux habitudes que génèrent les divers modes d'habitation.
On comprend dans la catégorie de l'habitat durable, l'habitation à basse énergie, la maison passive ou la maison à énergie positive.


La biodiversité
La biodiversité
, ou diversité biologique, désigne l'ensemble des richesses du vivant. Elle est la ressource naturelle par excellence, indispensable à l'existence des matières premières fondamentales : de l'oxygène au bétail, en passant par l'eau, les terres, les végétaux, etc.
La biodiversité recouvre l'ensemble des interactions entre la diversité des gènes (biodiversité génétique), des espèces d'un éco-système (biodiversité spécifique), et des milieux d'un paysage (biodiversité écologique).
C'est au Sommet de la Terre de Rio en 1992 que se fait jour la notion de biodiversité, qui devient patrimoine commun de l'humanité.
Les énérgies alternatives

Les énergies alternatives autres que l'éolien, le solaire, la géothermie, la biomasse et l'hydrogène.
Le bioéthanol est l'éthanol d'origine biologique et agricole. Il est produit à partir de matières végétale. Il est utilisé comme biocarburant (ou agrocarburant) dans les moteurs à essence. Il s'agit d'un vecteur énergétique issu de l’agriculture et appartenant à la famille des énergies renouvelables.


L'énergie Hydrogène

L'hydrogène deviendra-t-il le combustible renouvelable et inépuisable de l'avenir ?
L'hydrogène est un vecteur énergétique sert comme carburant de transport ou dans des machines fixes, au moyen de piles à combustible.
Une pile à combustible permet de convertir l'énergie chimique en énergie électrique. Les seules émissions de ce procédé sont l'eau et la chaleur.


Les écosystèmes et les services

Ce sont les bénéfices que les écosystèmes procurent aux hommes : ce sont des services de prélèvement (nourriture eau, ...), des services de régulation (régulation des inondations, de la sécheresse, de la dégradation des sols, et des maladies), des services d’auto-entretien (formation des sols, développement du cycle nutritionnel), et des services culturels (bénéfices d’agrément, bénéfices d’ordre spirituel, religieux) et d’autres avantages non matériels.



Revenir à la page d'accueil

Images Aléatoires

  • Krupp-ultimate-earth-mover
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés