Partager l'article ! Hiver : Pollution de l'eau par le sel et dégivrage chimique: Des hivers plus ou moins rigoureux, selon les zones géographiques, entrainent des ...
Des hivers plus ou moins rigoureux, selon les zones géographiques, entrainent des consommations de sels ou produits dégivrants en croissance dangereuse. Les changements climatiques pourraient entrainer un usage intensif de produits chimiques, pour le dégivrage dans les aéroports, ainsi que de sel sur les routes. Alors quel impact ?
Sels et dégivrants chimiques pour l'hiver
Des chercheurs de Bioforsk (institut de recherche norvégien spécialisé, entre autres, dans la protection
de l'environnement) [1], en collaboration avec des collègues américains et britanniques, se sont penchés sur le problème. Helen French, chercheuse à Bioforsk et professeur à l'UMB [2], a conduit
l'étude, spécifiquement axée sur l'aéroport d'Oslo Gardermoen. Ce projet est financé par NORKLIMA (programme du Conseil Norvégien de la Recherche consacré au changement climatique) [3].
Dans les aéroports, certains produits chimiques sont utilisés pour dégivrer les avions et éliminer la glace des pistes. "L'aéroport de Gardermoen est construit au dessus des plus grandes nappes
phréatiques de Norvège. Nous craignons que la pollution se répande jusque dans les eaux souterraines.", dit Helen French. Plusieurs facteurs influencent la diffusion de cette pollution. La
quantité de produit chimique utilisée joue bien sûr un rôle important, mais la quantité d'eau transportant ces produits dans le sol détermine à la fois leur vitesse de diffusion et leur
concentration.
Les chercheurs ont étudié les relations entre ces processus, via des expériences de terrain, la modélisation, et l'analyse statistique de données historiques (de 1999 à 2009). Un modèle
statistique montre que, ces dernières années, plus de vent, plus de pluie et un nombre croissant de vols, combiné à de basses températures, ont entrainé une utilisation accrue de produits
chimiques pour le dégivrage des avions. Les expériences de terrain ont montré que ces produits peuvent être décomposés par les bactéries présentes dans le sol avant d'atteindre les nappes
phréatiques, si la quantité d'eau infiltrée n'est pas trop élevée. L'hiver, l'eau (ainsi que les produits qu'elle transporte) gèle dans le sol. Le printemps, synonyme de fonte, présente donc un
risque élevé qu'une grande quantité soit absorbée en un court laps de temps. Cependant, les mesures effectuées dans la neige présente le long des pistes montrent que les produits chimiques
s'infiltrent dans le sol également pendant l'hiver. L'absorption et l'élimination de ces composés est donc mieux répartie que prévu et ne présente pas de risque aujourd'hui. Cependant, si la
quantité de produits chimiques utilisée devait augmenter (suivant l'évolution du climat), il pourrait y avoir un risque de contamination.
De manière générale, à Gardermoen, environ 80% des produits chimiques utilisés pour le dégivrage sont collectés et dirigés vers une usine de traitement. 10% sont éparpillés sur la piste, et 10%
restent sur l'avion.
Le sel utilisé sur les routes norvégiennes est également un problème. Son utilisation a doublé en dix ans, et, selon les chercheurs, il ne fait aucun doute que cela impacte la nature. Un petit
lac situé au sud de l'autoroute 35, près de l'aéroport, a été étudié. Sa concentration en sel aurait doublé depuis les dernières analyses, réalisées dans les années 70. Une concentration trop
importante limiterait l'apport d'oxygène et influencerait l'écosystème du lac.
La concentration en sel dans les nappes phréatiques étudiées près de ce lac aurait augmenté également. "La concentration dans les eaux souterraines est bien en deçà des limites de potabilité (250
mg Cl/L) mais, ponctuellement, et généralement au printemps, elle peut atteindre 350 mg Cl/L. Cela pourrait être un problème si l'eau potable devait être puisée près de la route.", précise Helen
French. "Le sel ne reste pas de manière permanente. Il suffirait donc simplement de prendre des mesures pour réduire la consommation globale.", conclut-elle.
- [1] Bioforsk :http://www.bioforsk.no/ikbViewer/page/home
- [2] Dr. Helen K. French : helen.french@bioforsk.no
- [3] NORKLIMA : http://redirectix.bulletins-electroniques.com/TbjNr
Article Conseil Norvégien de la Recherche
:http://redirectix.bulletins-electroniques.com/zmlcd
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Econologie
Éconologie est un néologisme issu de la juxtaposition du préfixe econo- issu du terme économie et du suffixe -logie issu du terme écologie pour mettre en exergue le fait que le mots
écologie et économie ont d'un point de vue étymologique le même sens. Le mot signifiant ainsi que cette nouvelle approche veut réconcilier écologie et économie.
"Un développement qui s’efforce de répondre aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à satisfaire les leurs", telle est la première définition du développement durable, donnée par Mme Gro Harlem Brundtland, Premier Ministre norvégien en 1987.
Pour la Commission européenne, le concept de « responsabilité sociale des entreprises » est défini comme « l’intégration volontaire par les entreprises de préoccupations sociales et environnementales à leurs activités commerciales et leurs relations avec leurs parties prenantes ».
Les ressources naturelles sont des matières premièrse dont les propriétés sont utilisées par l'homme ou par d'autres espèces vivantes, pour satisfaire un besoin. Les ressources naturelles sont l'eau, l'air, la terre, le soleil, mais aussi les matières premières (métaux, minerais), les organismes vivants (micro-organismes, matières végétales, forêts, animaux), et les combustibles fossiles (charbon, pétrole, gaz naturel). On pense souvent aux ressources naturelles comme étant des sources d'énergie, alors qu'elles sont avant tout des conditions d'émergence de la vie en général (le soleil, l'eau, l'air, les espèces vivantes).
Les énergies renouvelables proviennent de ressources biologiques inépuisables (c'est le cas du soleil, de l'air, du coeur chaud de la terre) ou quasiment illimitées (ainsi de l'eau ou des végétaux). On comprend essentiellement dans les énergies renouvelables l'énergie solaire, l'énergie hydraulique, l'énergie éolienne, la géothermie, l'énergie de la biomasse, et la valorisation énergétique des déchets.
Le transport durable ou mobilité durable, conformément aux trois piliers du développement durable, doit à la fois permettre l'efficacité économique et la croissance économique, contribuer à la qualité de vie et au bien-être social, et restreindre au maximum les nuisances sur la santé et l'environnement. Il consiste dans la modernisation des infrastructures, la maîtrise des flux, et le report sur les modes de transport doux et sur les transports collectifs.
L'habitat durable est le type d'habitat qui minimise au maximum les impacts sur l'environnement. Il touche aux techniques de construction ou de réhabilitation des bâtiments,
aux matériaux ou appareils utilisés, mais aussi aux comportements ou aux habitudes que génèrent les divers modes d'habitation.
On comprend dans la catégorie de l'habitat durable, l'habitation à basse énergie, la maison passive ou la maison à énergie positive.
Les énergies alternatives autres que l'éolien, le solaire, la géothermie, la biomasse et l'hydrogène.
Le bioéthanol est l'éthanol d'origine biologique et agricole. Il est produit à partir de matières végétale. Il est utilisé comme biocarburant (ou agrocarburant) dans les moteurs à essence. Il
s'agit d'un vecteur énergétique issu de l’agriculture et appartenant à la famille des énergies renouvelables.
L'hydrogène deviendra-t-il le combustible renouvelable et inépuisable de l'avenir ?
L'hydrogène est un vecteur énergétique sert comme carburant de transport ou dans des machines fixes, au moyen de piles à combustible.
Une pile à combustible permet de convertir l'énergie chimique en énergie électrique. Les seules émissions de ce procédé sont l'eau et la chaleur.
Les écosystèmes et les services
Ce sont les bénéfices que les écosystèmes procurent aux hommes : ce sont des services de prélèvement (nourriture eau, ...), des services de régulation (régulation des inondations, de la sécheresse, de la dégradation des sols, et des maladies), des services d’auto-entretien (formation des sols, développement du cycle nutritionnel), et des services culturels (bénéfices d’agrément, bénéfices d’ordre spirituel, religieux) et d’autres avantages non matériels.
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