C'est l'équation simple de l'OMS : Diésel = cancer. Coup dur pour certains constructeurs français qui s'étaient positionnés depuis des lustres au diésel. Même si il est loin le temps ou le conducteur d'une peugeot diesel 504 devait faire tourner dix minutes sa voiture pour chauffer le moteur, avec force nuage noir, l'OMS assène une évidence sur le rôle des particules et des problèmes de santé en ville et agglomération : surtout quand un achat sur deux d'un véhicule diesel n'est économiquement pas justifié.  Diesel = danger = cancer ! 

 

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Pour laTribune.fr les premières études sur la nocivité des gaz d'échappements produits par les véhicules roulant au diesel remontent à une trentaine d'années. Effets sur le risque d'infarctus, sur le cerveau...et même sérieux soupçons sur le cancer depuis son classement en « cancérogènes probables » (groupe 2A) en 1998 par le centre international de recherche sur le cancer (CIRC), l'agence dédiée de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). On sait de longue date que les particules fines contenues dans ces gaz d'échappement ont capables de pénétrer dans les poumons et même les vaisseaux sanguins.

D'ailleurs, la France s'est déjà fait rappeler à l'ordre par la Commission européenne il y a un an, car le plafond maximum autorisé, de 50 µg/m3 (microgramme par mètre cube), y avait été dépassé plus de 35 jours dans l'année. Mais le soupçon vient de se transformer en certitude avec ce classement dans le groupe des « cancérogènes certains pour les humains » annoncé hier mardi 12 juin par les experts du Circ, basés à Lyon.

 

La diésélisation du parc français s'accélère

Le plus grave, c'est que les dernières mesures prises à l'occasion du Grenelle de l'Environnement n'ont fait qu'accroître la part du parc français roulant au diesel. En effet, le système de bonus/malus repose sur les émissions de CO2 par kilomètre parcouru. Or le diesel en émet moins que l'essence. En outre, même si les véhicules diesel sont à l'achat plus chers que les véhicules essence, le prix du plein est ensuite considérablement moins onéreux. Une différence qui s'explique essentiellement par une fiscalité très favorable au diesel. Son maintien, réclamé haut et fort par les transporteurs routiers, est de plus en plus remis en cause.

Néanmoins, comme l'a montré le récent « palmarès des véhicules les plus propres » publié par l'Ademe, la diésélisation du parc ne cesse de s'accroître. De 72 % des véhicules neufs vendus en 2011, sa part est passée à 83,5 % sur les premiers mois de 2012.
Certes, les normes Euro V (qui rendent obligatoires les filtres à particules depuis le 1er janvier 2011) et Euro VI, qui permettront (à partir de 2015...) de limiter les oxydes d'azotes, sont destinées à réduire les risques associés à ces émanations.

Une opportunité d'innovation pour les constructeurs français ?

(...)

 

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Source : Finir l'article La France accro au diesel cancérogène (LaTribune Green Business)

 

 

 

Tag(s) : #mobilité durable
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